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Samedi 9 mars 2013 6 09 /03 /Mars /2013 11:55

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Jeff Mills est sûrement l'un des artistes les plus actifs de la seconde vague de Detroit. Il est le fondateur avec Mad Mike du label Underground Resistance. Aussi surnommé The Wizard il est surtout connu pour avoir été le premier DJ à avoir mixé avec 3 disques sur 3 platines en continue lors de ces sets légendaires. Jeff Mills est aujourd'hui devenu une légende, une entité propre dont tout DJ qui se respecte revendique l'influence. Il y a des artistes sans lesquels on ne pourrait imaginer le développement de la techno, Jeff Mills en fait partie !

 

21h, le concert commence ! A ma grande surprise Jeff Mills tout en sobriété se place sur le coté de la scène pour que les spectateurs se concentrent uniquement sur l'objet visuel. L'intro est hypnotique, un mélange entre une electronica cosmique et des textures dub plus voilées et profondes. Il faudra attendre une dizaine de minutes pour entendre le premier kick. La magie se met en place doucement ! Le concept du cinemix est étonnant mais évidemment assez cohérent à la musique du maître qui s'est toujours voulu d'un autre monde. A la manière des pianistes du XIXème siècle jouant et improvisant autour d'un film muet, Jeff Mills construit son mix autour de la pellicule. La musique correspond parfaitement à la video. Devant des images psychédéliques s'amoncelant avec force Jeff Mills pose une Techno Dub et spatiale étonnante d'originalité une sorte de mélange entre Xhin, Ben klock et Tim Hecker. Il est 23h, la force des kick est toujours ascendante, la légende de Detroit sait parfaitement comment tenir en haleine son publique. La puissance des basses augmentera parallèlement au tempo durant toute les 3 heures du show. En outre Jeff Mills fait preuve d'une prouesse technique irréprochable (il ne quittera jamais son casque de la soirée) au moins deux musiques se superposent continuellement, il livre au publique des transitions originales dont il a le secret. Le spectacle dont je suis devenue l'esclave se poursuit toujours avec la même intensité. A 00h les kicks disparaissent pour laisser place à des nappes aériennes qui viennent sonner la fin de l'expérience. Le public reste sous le charme mais hypnotisé par la scène dont il fut le témoin intime. Jeff Mills fait preuve d'une modestie et d'une servitude incroyable et redonne pour plus de 20 min l'opium de son public: sa techno fédératrice au cours d'un rappel tout en passion. A 00h20 le chef d’œuvre de «The Bells» s'achève, l'artiste quitte la scène sous les acclamations d'un publique conquis.

 

Jeff Mills pendant toute la soirée nous aura une nouvelle fois fait preuve de son immense talent à lier les arts pour les sublimer. Sa techno nous aura encore ébloui de sa puissance et de sa force émotionnelle.

 

kartela

 

Par Electronic Diary - Publié dans : Divers
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Samedi 16 février 2013 6 16 /02 /Fév /2013 23:10

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Label: Mute

Date de sortie: février 2012

Genre: Classical/Letfield/Noise

 

Cet album est à l’image de son maître : insaisissable. Officiant à Berlin, Apparat est reconnu comme étant l’un des producteurs d’IDM les plus influents des les années 2000 grâce à des albums comme Multifunktionsebene, Tritial And Error ou encore Duplex, considérés comme des modèles du genre encore aujourd’hui. Co-fondateur du label Shitkatapult en compagnie de T.Raumschmiere, Sascha Ring s’est notamment associé avec Modeselektor pour créer le groupe Moderat (qui sortira d’ailleurs un album en août).

 

Mais sa carrière solo a changé progressivement de registre puisqu’il s’est désintéressé de l’IDM, et s’est tourné vers une musique plus pop notamment sur Walls, loin des expérimentations des albums précédents. Il abandonne presque définitivement le genre sur The Devils Walk, dans lequel il prête sa voix à de nombreuses reprises. Paradoxalement (ou pas) tandis que les fans de la première heure désapprouvent plus ou moins les nouveaux choix stylistiques de Sasha, sa popularité atteint des sommets après cette sortie. Au point d’être demandé par des artistes provenant de divers horizons dont Sebastian Hartmann, metteur en scène très connu en Allemagne, sans qui Krieg Und Frieden n’aurait jamais vu le jour.

 

Krieg und Frieden (« La Guerre et la Paix »), écrit par Leon Tolstoï est considéré par beaucoup comme un des classiques de la littérature. Publié durant la deuxième moitié du 19e siècle, l’intrigue de cette œuvre de plus de 1500 pages se situe en Russie durant les conquêtes napoléoniennes. Repris notamment par Serge Prokofief qui en fit un opéra, c’est à Apparat que le flambeau fut tendu, puisqu’il accepta la proposition de composer quelques morceaux pour la pièce de théâtre mise en scène par Hartmann. L’ennui c’est que Hartmann ne proposa aucun script définitif dont Sasha peut s’inspirer. C’est lors d’un voyage en Thaïlande que le compositeur allemand dû alors lire ce titan de la littérature russe afin d’être prêt à jouer sur la scène durant les représentations du festival Ruhrfestspiele à Recklinghausen. Mais à cette époque, aucune sortie physique n’était prévue et Krieg und Friden semblait alors être un projet sans lendemain. C’était sans compter la volonté de Sascha d'enregistrer ces morceaux en compagnie de Phillip Timm, le violoncelliste du groupe et Chrisoph Hartmann le violoniste, donnant ainsi vie à cet album.

 

 

L’album démarre sur 44, douce pièce de chambre aux cordes fragiles, sèches et terriblement romantiques à l’opposé de ce que va être la « noise version » mais qui va pourtant agir comme son prolongement. Et là, quel claque mes chers amis ! Ce morceau à lui tout seul vaut le détour, et nous plonge dans l’incrédulité la plus totale. Les cordes s’estompent et ne deviennent plus qu’un écho lointain, littéralement perdues dans cet univers balloté par les éléments. Les bourrasques soniques nous arrachent à la terre ferme, et nous transportent par-delà le réel. Les couches de bruit se superposent, les saturations prennent forme et nuancent la désolation qui traverse tout le morceau. On croit apercevoir un champ de bataille d’un autre temps : des tas de cadavres jonchent le sol, inanimés, morts pour beaucoup d’entre eux, nourrissant la terre de leur sang. Pas âme qui vive, pas de mouvement, juste nous admirant ces corps décharnés, ces cadavres exquis. « Les mouches bourdonnaient sur ces ventres putrides, d'où sortaient de noirs bataillons de larves, qui coulaient comme un épais liquide le long de ces vivants haillons. » Ces vers de Baudelaire illustrent parfaitement la situation, mis à part le fait qu’il n’y ait pas de soleil étincelant à cet endroit. Ni de nuages d’ailleurs. Nous sommes comme baignés dans un halo de lumière dont la source est indiscernable, presque irréelle.

 

Que se passe-t-il ? Où sommes-nous ? Que signifie ce carnage ? Mais personne n’entend, et le voyage continue tandis que la mort a pris sa pièce.

 

Sur « Light On » intervient désormais la voix de Sasha. Peut-être aurons enfin des réponses à nos questions ? Mais sa voix profonde et intimiste en suscite finalement d’autres, plus troublantes encore. Entouré par quelques accords au synthé, par des bruits électroniques puis par une guitare malade bloquée sur la même corde, l’atmosphère est sinistre voire malsaine. Sascha a fait d’énorme progrès dans la spatialisation du son : ses bugs électroniques alimentés par des fields recordings improbables s’additionnent au chant de l’allemand pour former des ambiances indéchiffrables. Vient ensuite Tod qui est du même acabit que « 44 (Noise Version) » : nous revoilà sur le champ de bataille, mais avant que le carnage n’ait commencé toutefois. Les tambours rugissent, les soldats sont en rangs, parés pour un nouveau combat. Mais « Blanc Page » et son trombone onirique nous sauve de cette boucherie héroïque et nous ramène sur les terres russes, vierges de l’Homme. Nous voici seuls, très certainement dans la taïga, entourés par toutes sortes de bêtes. Vêtus tout de blanc, les sapins peinent à nous cacher de ces yeux féroces. Tout n’est que neige et glace. Les vibrations rugueuses sur PV ainsi que le trombone sont prêts à déchirer la glace, lors de la 2e partie de ce morceaux. Et quand l’onirisme atteint son paroxysme, la glace est enfin brisée, les glaciers de l’Oural sont disloqués. La violence de la batterie et du trombone essayent alors maintenant de nous arracher les tripes.

 

Ils n’en auront cependant pas le temps, « K&F Thema (Pizzicato) » nous sauvant des griffes de ceux-ci. Mais cela ne veut pas dire que nous sommes épargnés pour autant. C'est notre cœur qui se voit touché devant cette poésie magistralement orchestrée entre des cordes et des pianos lipides. La transitions avec K&F Thema est douce, pleine de mélancolie et de regrets. Les rouages d’une horloge se mettent en branle, signe du temps qui passe, puis laissent place à un métallophone simple, il est vrai, mais qui, lorsqu’il est rejoint par les cordes, est très efficace. Apparat ne ménage pas l’auditeur en l'emmenant là ou il ne s'y attend pas. La fin abrupte de ce morceau, alors qu'on imaginait une fin douce et limpide, en est le plus fidèle exemple. C'est ainsi que les faibles battements de percussions viennent interrompre brutalement notre voyage dans ces plaines immaculées.

 

C’est à « Austerlitz », lieu marque le l’apogée de l’ère napoléonienne, que va se jouer le dénouement de la bataille. Des nappes industrielles font leurs apparitions, alors que les machines à vapeurs sont encore à leurs balbutiements. Faut-il voir là un prélude à la révolution industrielle qui va se produire durant ce 19e siècle ?

 

Qu'importe. Les cordes et le piano sont toujours aussi imparables et dotés d’un lyrisme pur. La batterie semble à ce moment clore le spectacle et donner une fin à cette épopée mais « A Violent Sky » nous rappelle qu’une histoire n’a jamais vraiment de fin et qu'il y aura toujours quelqu’un pour poursuivre ce que nous avions commencé. La voix d’Apparat intervient une dernière fois, les pianos lancent leurs dernières notes, les loups hurlent à la mort encore une fois. Jusqu’à ce quelqu’un se décide de reprendre le tracé pris par l’allemand et ainsi d'apporter sa pierre à l’édifice dont la construction a débuté il y a 150 ans de cela grâce à Tolstoï. Mais en attendant....

 

 

Sascha Ring nous livre ici un album stratosphérique presqu’au-delà de nos espérances. En choisissant de composer pour une pièce de  théâtre, il a dû s’adapter à la voie néoclassique indispensable pour rendre justice à Tolstoï. Ses productions lors de l’enregistrement au studio ont alors muées et se sont dotées d’ailes pour voler. Ces petits détails électroniques insignifiants, ces gimmicks lointains aux premiers abords sont l’essence même de la beauté de cet album. Pari gagnant pour un artiste qui aura prouvé encore une fois d’un savoir-faire hors norme alors qu’il n’a que 34 ans. Krieg und Frieden n’est pas l’odyssée du Comte Piotr Bézoukhov, mais la vôtre. Lorsque vous aurez compris cela vous ne pourrez plus vous passer de cet album. A bon entendeur.

 

 

Chronique initialement publié sur Seeksicksound

Raphaël Lenoir

Par Electronic Diary
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Dimanche 13 janvier 2013 7 13 /01 /Jan /2013 12:35

Couverture

 

Déjà une année passée avec vous, le blog commence à se faire bien connaître, nous vous en remercions ! 

 

Pour vous souhaiter une heureuse année 2013 qui s'annonce musicalement alléchante, Raphael et moi avons mixé en back to back un set géant de 2h30 reprenant le meilleur de l'année passée.

 

N'hésitez pas a partager le mix ! 

(Disponible aussi sur itunes: )

Tracklist: 
Shifted -Disconnected 
Lachriz - Silmore Siberia 
Tommy Four Seven - Arx 
Emmanuel - Patina (Jonas Kopp Deep Remix) 
Seph - Reflejo 
Pfirter & Grindvik - Untitled 1 (Skudge Remix) 
Quell - The Death Of Frederick V 
Funk D'Void - Masque 
Verge - Simple As Thing (Ian O Donovan Remix)

Darkside - A1 
Ursprung - Exodus Now 
Sascha Funke - Mango 
Christian Loffler - Eleven 
Guy Gerber - The Golden Sun And The Silver Moon 
Fort Romeau - Jack Rollin 
John Talabot - Depak Ine 
John Roberts - Crushing Shells 
Moomin - Beautiful as You Are 
Francis Harris - Pensum (Vinyl Edit) 
Gui Boratto - No Turning Back (Robags Likkalize Love Remix) 
Francesco Tristano - The melody (Carl Craig C2 remix) 
John Jastszebski - Tea Break 
Uner - Love in the rope (Mendo Remix) 
Recloose - Cardiology (Isolee Mix) 
Theo Parrish - Never Let U Go

Par Electronic Diary - Publié dans : Divers
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Samedi 12 janvier 2013 6 12 /01 /Jan /2013 12:36

http://www.seeksicksound.com/wp-content/uploads/2013/01/Bvdub-All-Is-Forgiven-Seeksicksound-Review-300x300.jpg

Label: n5MD

Date de Sortie: Novembre 2012

Genre: Abstract / Ambiant

 

Avec 7 longs formats parus en 2011 et 5 en 2012, le moins que l’on puisse dire est que Broke Van Wey, a.k.a Bvdub est un artiste plutôt prolifique. Pourquoi avoir choisi dans ce cas de chroniquer All is Forgiven, sorti en novembre ? Sans doute parce qu’il marque un certain virage dans la carrière de l’artiste, tout simplement. Sortie sur n5MD, cette dernière release, en attendant encore 2 autres albums qui paraîtront courant janvier et qui viendront rejoindre sa discographie pléthorique, est marquée par des glitchs plus syncopés et plus affirmés à la limite du dub et de l’abstract. On sentait déjà les prémices de ce changement de style sur ces précédents albums, Don’t Say You Know ou Serenity. Grand adepte des nappes ambiantes, l’américain fait désormais appel à des rythmiques plus agressives mais paradoxalement tout aussi légères. Une tendance qui s’affirme avec la venue de A Careful Ecstasy sur Darla Records, dans lequel les rythmes sont encore plus prononcés. Affaire à suivre pour un artiste de grand talent.

 

La longueur des titres n’a cependant subi aucune modification lors de la réalisation de cet album par rapport aux dernières sorties, puisque ce disque est composé de 3 titres de 20 à 30 minutes chacun. Ces durées anormalement longues sont pourtant habituelles chez Bvdub, chaque titre étant une épopée qui peut s’écouter indépendamment des autres. La production est ici entièrement numérique malgré l’utilisation soutenue de pianos et d’instruments à cordes. Les voix sont aussi très présentes dans cette œuvre. Elles sont d’ailleurs principalement féminines, et bien qu’elles soient traitées en tant qu’échantillons et qu’elles n’occupent pas une place prépondérante, leurs échos éthérés rendus méconnaissables et pourtant identifiables entre mille ont un impact particulier lors de l’écoute.

 

Eblouissant, voilà le 1er adjectif qui vient à l’esprit à l’écoute de San Franciscain. Les nappes ambiantes lumineuses donnent le ton de la musique, c’est un véritable ballet qui se déroule dans nos conduits auditifs, là où les différentes strates apparaissent, s’accouplent puis disparaissent en un murmure. Ce phénomène, quand on y prête oreille, est loin d’être anarchique. Il est même extraordinairement bien structuré. Les rythmiques se mettent en place progressivement sur plusieurs minutes, et donnent à la production des reliefs sur lesquels l’auditeur peut grimper et ainsi admirer. On comprend enfin pourquoi le long format sied si bien à Broke : la boucle est ici la seule reine, et se répète inlassablement, jusqu’à l’oubli. Les secondes se transforment et la montre n’a plus d’emprise sur nous. All is Forgiven touche au paradoxe de Zénon : en une seconde il parvient à créer une infinité d’instants, neutralisant par ce fait même le temps. Faire passer le temps : telle n’est pas la vocation de cet album. Son but va bien au-delà. Ne serait-ce d’ailleurs pas la fonction première de la musique ? Celle de nous faire croire qu’elle a vaincu le temps pour nous, alors même que cette joute inexorable que nous menons contre la Nature et ses aiguilles qui tournent aboutit inéluctablement à la défaite ?

 

Cet album marque comme un goût de fin et de renouveau chez Bvdub, une telle maîtrise des rythmes et des atmosphères est chose peu commune ; les échos célestes ont tôt fait de nous subjuguer. Ainsi donc s’achève notre périple, le splendide halo de lumière s’estompant, nous redéposant impitoyablement parmi le commun des mortels.

 

Chronique initialement publiée sur Seeksicksound

 

 

 

Raphaël Lenoir

Par Electronic Diary - Publié dans : Divers
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Lundi 7 janvier 2013 1 07 /01 /Jan /2013 18:07

igorrr.jpg

 

 

Genre; Breackcore

Label; Ad noiseam

Sortie, Decembre 2012

 

 

Igorrr n'est pas seulement la moitié de Whourkr, c'est aussi un artiste à part entière qui nous livre des album-concepts étonnants depuis un certain nombre d'année. Ad Noiseam apparaît aujourd'hui commel Le label de référence quand il s'agit de breackcore et des autres musiques extrêmes.

 

Véritable pamphlet contre l’Église ou bien simple désir de provocation ? Je ne sais pas, la seul chose que je peux affirmer c'est qu'hallelujah a été composé avec un véritable appétit de destruction (qui aurait pu être le titre de l'album, mais Guns N roses l'avait déjà utilisé). La où l'objet est paradoxal c'est que cette destruction dans laquelle il a été forgé s'avère être une «destruction créatrice». En effet, c'est en anéantissant les musiques dites «conventionnelles» que l'artiste produit une nouvelle forme de musique à la fois ravissante, ensorcelante mais surtout bourdonnante et vrombissante avec ça saturation et ça disparité rythmique. En la détruisant, Igorrr embellit, la musique. En déplaise à certain, et surtout à nos parents, le breackcore n'est pas simplement du bruit, c'est une forme d'art à part entière, en témoigne les émotions que ce disque procure. Qu'on aime ou que l'on déteste la musique d'Igorrr ne vous laissera pas indifférent. Certes je conçois très bien que ce genre de musique ne plaira pas aux traditionalistes catholiques et à la grande majorité des gens... Écouter du igorrr en public c'est un peu comme se balader accompagné de Dieudonné dans le Marais, c'est pas interdit mais fortement déconseillé si on ne veut pas se faire remarquer. Mais bon qui peut savoir, demain peut être que Gaspard Proust apparaîtra dans «Rire ensemble contre le racisme» et la musique d'Igorrr captivera nos grands parents. Mais Igorrr n'est pas seulement un provocateur (en témoigne la pochette du disque) il est aussi un artiste gonflé (c'est le mot) d'un humour bien ironique comme le montre le titre «Toothpaste».

 

Ad Noiseam réussit encore son pari. Celui de nous donner toujours une musique rare, de qualité, et terriblement expérimentale. Igorrr Nous livre ici un album hors du commun choquant mais émouvant.

 

Kartela

 

Par Electronic Diary - Publié dans : Divers
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